VMworld 2019 Europe – Interview Sylvain CAZARD – Projet La Poste

Rencontré au VMWorld 2019 à Barcelone, nous avons parlé de la manière dont VMware voyait l’évolution dans les domaines la sécurité et du réseau (domaines qui m’intéressent plus particulièrement). D’année en année la sécurité s’impose comme un enjeu majeur dans les infrastructures informatiques. Avec le développement du Cloud et l’éclatement du support applicatif, tous les constructeurs du domaine essayent d’apporter une réponse.

Pour Sylvain Cazard, Vice-Président Europe en charge des offres Logiciels, Data center, Réseaux et Sécurité chez VMware, « Le constat de VMware est qu’il existe un ancien monde de la sécurité, dit périmétrique », c’est le domaine des serveurs, des équipements réseaux, des postes de travail etc. L’avenir est donc de réduire la surface d’attaque en intégrant la sécurité à l’infrastructure. Cette “surface d’attaque” est en effet devenue plus large par la diffusion des données, de la workload – ensemble programmes/données lors de son exécution – et des applications de plus en plus éloignées du Datacenter.

Donc, hors du périmètre classique de sécurité.

Par exemple, on peut avoir des morceaux d’application tournant sur un serveur en central, mais aussi dans les Datacenters de tiers (des hébergeurs/fournisseurs de Cloud) et aussi de plus en plus sur des équipements de bordure d’infrastructure (le ‘Edge’). On doit pourtant avoir une même politique de sécurité à tous les niveaux de l’infrastructure.

Selon Sylvain Cazard, « Ce constat a amené VMware à développer une sécurité encore plus intégrée, c’est à dire une meilleure sécurisation des ‘end points’, des téléphones mobiles, des objets connectés et bien sûr du réseau et du Datacenter. L’avenir est donc de réduire la surface d’attaque en intégrant la sécurité à l’infrastructure ainsi que la prise en charge pour tous les éléments de l’infrastructure ».

VMware est bien engagé dans les aspects réseaux avec NSX qui est déjà une solution supportant le switching, le routage et d’autres fonctions comme le Firewalling et le Load-Balancing.
« VMware avance dans le WAN avec l’acquisition récente de VeloCloud offrant un SDWAN adapté au branch office ».

« A cela s’ajoute l’offre Carbon Black que VMware utilise pour sécuriser les points d’accès ». Par ailleurs « VMware sécurise l’ensemble de l’infrastructure grâce à l’approche ‘Software-defined’ de la sécurité »

Sylvain Cazard explique NSX-T et les nouvelles versions : « NSX, avait innové avec le concept de ‘micro-segmentation‘ ». La micro-segmentation est le fait d’empêcher la diffusion des menaces en bloquant les mouvements latéraux entre les applications et les charges de travail. « En 2019, VMware apporte un point central de gestion de la sécurité grâce à son approche 100 % logicielle ». Cela permet d’éviter de gérer des patchs de multiples éditeurs. « VMware innove encore dans le domaine en renforçant son offre NSX avec IDS et IPS c’est ce que nous appelons la sécurité intrinsèque ». Une composante IDS pour la détection d’intrusion fonctionnant à base de reconnaissance de typologie de trafic. Et une composante IPS pour la prévention d’intrusion. « NSX, c’est déjà un demi-milliard de clients informatiques sécurisés contre les intrusions périmétriques. NSX-T est une évolution majeure de NSX qui permet plus de cas d’usage et peut gérer plus de choses. Par exemple tout ce qui n’est pas à base de VMware et même l’environnement physique ».

« Une des innovations est de connecter les containers et la prolifération de container va amener des enjeux classiques, NSX-T permet de connecter et de sécuriser les containers » « Avec la dernière version de NSX-T, nous avons une release majeure. Très utile pour travailler en mode Agile ».

Sylvain Cazard profite de sa participation au projet de La Poste pour nous parler de « Workspace One », « La Poste a déployé plus de 70.000 postes clients pour les facteurs en France ». Workspace ONE est une solution VMware de virtualisation du poste client. « Dans un projet comme La Poste, la priorité est donnée aux utilisateurs, le personnel, les facteurs. Dans un premier temps c’est d’ailleurs la population des facteurs qui sera équipé de Workspace ONE puis les bureaux soit environ 30.000 utilisateurs ce qui fait au total environ 100.000 users ».

« Pour un facteur de La Poste, la journée commence avec le chargement les applications, de sa route pour lendemain etc. Ce qui est très important c’est que les facteurs notent la satisfaction de l’outil de travail et cette satisfaction a augmenté avec Workspace ONE ».

En fin de cet article il y aura plus d’informations sur le projet Workspace ONE de La Poste et le résumé d’une étude sur la satisfaction des utilisateurs.

« Dans ce contexte, WorkSpace One prend en charge le management de l’équipement terminal informatique du facteur et la gestion de la flotte de postes clients. Mais aussi la mise à jour des applications ».

Il a ensuite abordé la question l’offre Openshift de Redhat.
Sylvain Cazard indique que « VMware a une proposition de valeur globale avec un stack d’infrastructure Software Defined Datacenter : le datacenter virtualisé – et par-dessus un framework de développement ». VMware assure de cette manière la gestion de l’infrastructure et du run. -run : terme utilisé pour définir la production- « Kubernetes en devenant un standard fait que l’on monte dans l’échelle de valeur » – c’est à dire, que la meilleure gestion des tâches permet de réaliser des économies et de rendre plus efficace le travail des équipes d’administration et de développement.

« Il y a beaucoup d’annonces autour de la façon de gérer les containers. »

« Nous avons fait l’acquisition de Pivotal, qui n’est pas encore finalisée. Vis à vis d’Openshift, VMware propose le choix d’une solution bout en bout et le client peut choisir Openshift ou des applications à base de containers sur un Stack VMware. Avec PKS VMware intègre la gestion des containers dans la plate-forme. Pour finir je dirais que nous sommes concurrents mais complémentaires ».
Le mot de la fin pour Sylvain Cazard « La complexité dans laquelle le monde digital nous amène et la multiplication des usages partout à tout endroit avec beaucoup de clients donne des enjeux de sécurité forts, enjeux que VMware entend réussir en résolvant tous les problèmes d’infrastructure multi Cloud ».

A propos du projet VMware et La Poste

« Le modèle économique de La Poste se transforme avec la décroissance des activités traditionnelles et le développement de nouveaux services de proximité portés par les facteurs et les chargés de clientèle en bureau de Poste. Pour accompagner les collaborateurs dans cette transformation, nous les avons équipés de terminaux mobiles qui sont simples, conviviaux et adaptés à leurs activités. Au cours de cette refonte, les utilisateurs finaux ont été véritablement parties prenantes étape par étape pour une meilleure appropriation. Les 70 000 facteurs peuvent ainsi proposer de nouveaux services comme l’aide à domicile – et ainsi diversifier nos offres de manière fluide et opérationnelle » commente Juliette Baudry, directrice Environnement de Travail, La Poste.

Pour VMware :

La Poste fait évoluer son business-model avec de nouveaux services. Pour ce faire, elle a équipé ses employés avec des équipements mobiles permettant de délivrer de nouveaux services et d’assurer l’interaction avec les clients. L’entreprise doit aussi prendre en compte les nombreuses mises à jour de logiciels nécessaires à plus de 20 applications sur le poste client. Cela rendait nécessaire de long temps d’attente avant qu’ils puissent commencer leur tournée. Dans ce cadre a été déployé Workspace ONE pour simplifier la gestion et le déploiement des applications. Quel que soit le niveau de connaissance en informatique, les postiers ont maintenant un accès facile et sécurisé à leurs dernières applications.


Le déploiement de Workspace ONE à La Poste est à mettre en relation avec l’étude réalisée pour VMware au sujet du poste de travail et des espaces numériques de travail. Voici quelques infos, tirées de l’étude « Expérience numérique des employés, l’une des clés de la réussite des entreprises (Etude VMware avec Vanson Bourne, 2019) » :

64 % des salariés français déclarent ne pas avoir leur mot à dire concernant le choix des outils qu’ils peuvent utiliser au travail

64 % affirment que la flexibilité des outils professionnels en entreprise est susceptible d’influencer leur décision de se porter candidat 42% des employés sont libres de travailler sur leurs appareils personnels dans les entreprises en croissance (contre 30% dans les entreprises en sous-performance) En France, près de deux tiers des salariés (64 %) affirment que la flexibilité des outils professionnels est susceptible d’influencer leur décision de se porter candidat, ou d’accepter un poste dans une entreprise. En outre, 71 % des répondants estiment que leur employeur actuel devrait accorder davantage d’importance à cet aspect.

Cependant, tirer pleinement profit des espaces de travail numériques, et améliorer l’expérience des salariés passe impérativement par une collaboration plus étroite entre les équipes RH et informatiques : en effet, 53 % des employés français ignorent s’ils doivent s’adresser à leur service RH ou informatique en cas de besoin, confusion considérée comme un frein supplémentaire à une expérience positive pour 21 % d’entre eux.

L’enquête révèle aussi que les organisations françaises enregistrant les taux de croissance les plus élevés** proposent davantage d’éléments (6 en moyenne) contribuant à la qualité de l’expérience numérique que les entreprises les moins performantes (4 en moyenne).
Parmi ces facteurs figure l’accès aux appareils, outils, applications et technologies nécessaires de n’importe où. Par exemple, dans les entreprises en sous-performance, les employés ne sont généralement pas libres de travailler sur leurs appareils personnels (seulement 30 % des répondants, contre 42 % dans les organisations en forte croissance/hyper-croissance), n’ont pas accès dès le premier jour à des applications de productivité (seulement 35 % des répondants, contre 83 % dans les sociétés en forte croissance), et ne peuvent pas travailler sur l’appareil de leur choix pour leurs tâches les plus importantes hors messagerie (49 % vs 100 %).

(**En moyenne, les entreprises en forte croissance/hyper-croissance d’une année sur l’autre proposent 6,3 facteurs contribuant à une expérience numérique satisfaisante sur 10 (3,7 pour les entreprises en situation de sous-performance))
La qualité de l’expérience numérique joue également un rôle-clé dans le ressenti du personnel. Les répondants affirmant que leur organisation leur permet de travailler de n’importe où aussi facilement qu’au bureau sont bien plus susceptibles de s’estimer fiers de leur entreprise que les autres (70 %, contre 29 %, respectivement). Ils ont également davantage tendance à juger la culture de leur organisation comme progressiste (73 % vs 23 %), et à considérer leur société comme un endroit où il fait bon travailler (71 % vs 27 %) et proposant un bon équilibre entre vie privée et professionnelle (70 % vs 29 %).

Les obstacles à une expérience digitale optimale sont variés :

L’incompréhension des besoins des employés pour près d’un tiers des répondants (32%), le manque de compétences techniques (24%) ou encore le refus d’en faire une priorité stratégique (22 %). Enfin 64 % des professionnels français ont la sensation de ne même pas avoir leur mot à dire quant aux outils pouvant être utilisés au travail, et ce alors même que 80 % des responsables informatiques pensent le contraire.

« La clé de la réussite des entreprises est leur capital humain. C’est ce qui leur permet d’innover, de mettre leurs stratégies à exécution et de dominer leurs marchés. Les professionnels les plus talentueux disposant de davantage d’options adaptées à leurs modes de vie et à leurs plans de carrière, les employeurs sont donc contraints de se livrer une bataille d’une férocité sans précédent afin de les séduire et de les retenir » commente Jean-Pierre Brulard, Senior Vice-Président et General Manager EMEA, VMware. « En proposant une expérience numérique flexible et répondant aux besoins et envies des employés, les organisations pourront attirer et conserver les talents dont elles ont besoin. Elles seront ainsi en mesure de les aider à se développer individuellement et en tant que membres de l’entreprise. »

À propos de l’enquête

*Au total, 3 600 professionnels (1 800 employés, 900 responsables informatiques et 900 responsables RH) utilisant des ordinateurs et des appareils intelligents pour travailler ont été interrogés dans la région EMEA en mars et avril 2019. Une variété de secteurs (dans le public comme dans le privé) est représentée dans le cadre de cette enquête, mais seules les organisations d’au moins 500 salariés étaient éligibles.

Présentation de VMware

VMware en 2019, une entreprise d’origine Californienne.
Les logiciels pour le Cloud, de gestion de réseau VMware sont au cœur des infrastructures et des espaces de travail numériques . Grâce au soutien d’un écosystème de 75 000 partenaires, les offres Cloud et de gestion des réseaux et des espaces de travail numériques de l’entreprise constituent un socle dynamique et efficace pour plus de 500 000 clients dans le monde entier. VMware, dont le siège est basé à Palo Alto (Californie).

VMware est une marque déposée ou une marque de VMware, Inc. aux États-Unis et/ou dans d’autres juridictions.

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