Catégorie : grosse prise de tête
Que vous ayez besoin d’installer une demi-T2 (15 communications téléphoniques simultanées avec l’extérieur) ou un T2 complet (30 communications téléphoniques ), une fois sur 5, l’intervention de mise en place de cette liaison est problématique. Tous les soucis en matière de téléphonie semblent s’être donné rendez-vous pour ce type d’opération.
Pour un projet de ce type, prévoir une installation du matériel sur deux jours. Le premier pour aboutir à la conclusion que le câblage est pas bon ou pour convaincre l’opérateur qu’il y a un dysfonctionnement; le deuxième pour sa résolution. J’exagère à peine.
Mais revenons à la préparation, comment minimiser le risque lors de ce type intervention ?
Pour commencer il y a le planning, il est rare que l’opérateur mette moins de 4 semaines pour délivrer la liaison. S’il faut faire du génie civil (en clair passer le dit câble sous une route ou entre deux bâtiments) les délais se comptent en mois. Pour une liaison sur un nouveau site, comptez environ 6 semaines.
Au bout de 6 semaines, l’équipe de l’opérateur s’est déplacée sur le site et a fait toutes les vérifications d’usage. En bon chef de projet, vous les avez suivi et posé des questions sur l’installation en cours. L’installation vous parait sérieuse. Bien, à ce moment vous appelez un prestataire externe (comme votre serviteur), pour vous faire l’installation de la liaison entre l’opérateur et le iPBX, oui, la fameuse T2 et là commence l’aventure.
Une petite liste vous donner une idée de ce qu’il est nécessaire de préparer pour diminuer les risques:
Le câble : Il n’est pas obligatoirement fourni par l’opérateur, si vous devez le fournir vous même, il vous faudra avoir le bon brochage, ce qui n’est pas toujours évident. Classiquement seules les pattes 1,2, 4, 5 sont utilisées, mais elle peuvent être inversées. Cela signifie que vous avez besoin soit d’un câble droit (le bon vieux RJ45 de 1m), soit d’un câble croisant les fils 1,2 avec 4,5. En fait ça dépend de facteurs comme le type d’équipement mis en face par l’opérateur: les constructeur du modem n’ayant pas toujours respecter le bon brochage.
Mais aussi quelque fois, il vous n’avez même pas accès au modem et le fils pendouillent au bout d’une réglette et il vous faut deviner (eh oui… vous lisez bien) en clair tester toutes les possibilités pour trouver le bon brochage, si le technicien chargé de l’opération de câblage n’a pas eu la délicatesse de laisser un papier de repérage… S’il le savait lui même !
Évidement vous avez prévu le coup est vous vous êtes équipé de câble (si possible rigide, c’est plus facile pour faire les tests), d’un câble droit et d’un câble croisé (de la manière que j’ai indiqué), mais aussi d’un jeu de prise RJ45 mâles (ce sera pour les deux cotés) et d’une pince à sertir.
Sinon, bon courage. Il vous faudra bidouiller du câble RJ45 (un vrai plaisir avec le multi-brin, nan, j’plaisante, c’est f***** dur), pour vous apercevoir à 3 heure du mat. qu’il y a de forte chance que le problème se situe chez l’opérateur. Comment vous en êtes vous aperçu ?
Malgré toutes les combinaisons de câble effectuées, les alarmes ont bagotées sur le modem opérateur, mais rien ne passe. Vous avez eu la bonne idée de reboucler les paires 1,2 et 4,5 et lancé un “debug isdn Q921″ et là oui, vous les avez vues les trames de niveau 2. Mais toujours rien coté de l’arrivée opérateur.
Que faire ? Aller se coucher pour retrouver du calme, demain vous allez avoir besoin de repos et de distance pour négocier avec l’opérateur de fait qu’il revérifie la mise en place de la nouvelle connexion sur ses équipements.
Pour l’opérateur, cette mise en place est aussi quelque chose de nouveau. S’il est sérieux et gére bien les changements, sinon, dommage: Qui un câble retiré, qui une configuration effacée, qui un équipement mis hors service ou déconnecté ad’nauseam…
Vous arrivez à le convaincre, et en général, il trouve le problème et le résout. Bien entendu, gardez profil, bas, pour la réussite de votre projet, il vaut mieux se montrer humble et garder de façon factuelle le temps perdu pour le rapport de fin d’intervention.
L’idéal est d’obtenir du client un pré-test de cette liaison, mais généralement, il n’a pas l’équipement pour cela.
Il y a ensuite la configuration de l’équipement que vous devez installer. Il est rare que le client ou l’utilisateur final puisse vous communiquer facilement les paramètres de la liaison. C’est pourtant une configuration indispensable et qui varie selon les pays, attention donc à cet aspect. En général en France on donne dans le no-crc4 , hdb3 . En situation :
controller E1 0/0/0
framing no-crc4
linecode hbd3
pri-group timeslot 1-31
Enfin bon courage
mais surtout bonne chance. euh, non les deux: bon courage et bonne chance…








